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Le trouble de l’attachement

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons »

Sigmund Freud (médecin psychanalyste autrichien 1856-1939)

Définir l’attachement

L’attachement est défini comme étant la construction des premiers liens entre l’enfant et sa figure d’attachement. Une connexion profonde et durable. Elle répond à un besoin biologique. Pour survivre, l’enfant doit s’approprier une personne adulte. Sa figure d’attachement principale est sa mère. Ce peut également être une figure maternante, mais c’est d’abord celle qui lui donne de manière sensible et adéquate les soins nécessaires à sa survie, à sa sécurité et à son confort. Elle est un refuge affectueux et apaisant pour l’enfant. Elle offre des soins donnés dans la continuité, la prévisibilité et la cohérence. Le père quant à lui, par sa présence quotidienne, permet à l’enfant d’étendre sa confiance à une autre personne que celle de sa figure d’attachement. Il est un acteur primordial dans la vie de l’enfant qui mènera vers l’exploration et le développement de son autonomie.

C’est ce lien d’attachement qui permettra à l’enfant d’intégrer une image sécurisante de sa figure d’attachement et de lui-même.

Ce lien s’établit dès la conception puis prend toute son intensité dès les premières années de vie. Il constitue un élément essentiel à la construction de sa sécurité interne, au développement global de l’enfant et de sa capacité à adopter, tout au long de sa vie, des stratégies adaptatives appropriées, souples et variées. Ce sont toutes ces réponses et ces gestes quotidiens dans l’interaction mère-enfant qui construisent le lien d’attachement jour après jour.

Les récentes avancées en psycho neurologie et en bio neurologie nous révèlent l’importance d’un lien d’attachement sécurisant dans le développement neurologique de l’enfant. La construction du lien d’attachement a une influence directe et durable sur les fonctions cérébrales du cerveau frontal essentielle au développement de l’enfant et à sa maturité.

Les types d’attachement

Ainsworth et al. (1978) se sont intéressés aux travaux de Bowlby (1969) et ont voulu catégoriser l’attachement en types d’attachement. À l’aide d’une expérience d’observations contrôlées appelée « la situation étrangère », ceux-ci ont établi qu’il existait trois types d’attachement. Dans cette expérience, l’enfant était confronté à des

étrangers, à l’absence de sa mère et à son retour. Des comportements ont été relevés et des types d’attachement sont ressortis. Cette méthode d’étude a été utilisée sur des enfants de 12 et 18 mois. L’enfant était avec un parent et l’examinateur dans une salle fermée contenant des jouets. Au cours de l’examen, qui a duré une vingtaine de minutes, on demande au parent de sortir à deux reprises de la salle pour trois minutes et de revenir. On observe le comportement de l’enfant pendant que le parent est présent, puis lors des séparations et aussi lors de son retour.

Attachement sécurisant (type B)

Avant la séparation, l’enfant explore la salle et les jouets, en gardant un œil sur son parent. Lors de la séparation, il cesse d’explorer et manifeste de la détresse. Au retour du parent, il recherche sa proximité, établit un contact physique avec lui et se console rapidement (désactivation du système d’attachements en moins de trois minutes). Il se remet ensuite à explorer

Attachement insécurisant de type anxieux/évitant (Type A)

L’enfant explore l’environnement sans s’occuper de la présence ou de l’absence du parent. Il ne montre pas de signe de détresse lors de son départ. Après son retour, il ignore ses tentatives d’entrer en interaction.

Attachement insécurisant de type anxieux/ambivalent (Type C)

L’enfant est anxieux dès l’entrée. Il n’explore pas, reste collé sur son parent et le sollicite avec insistance. Il manifeste une très grande détresse lorsque la séparation survient. Lorsque le parent revient dans la salle, il résiste au contact du parent et n’est pas consolé par lui.

Attachement insécurisant désorganisé (Type D)

L’enfant présente un mélange de comportement d’évitement et d’ambivalence. Ses comportements sont incomplets, non dirigés. Il est craintif, confus, sans stratégie cohérente.

Attitudes parentales et modèles internes chez l’enfant selon les types d’attachement

Attachement sécurisant (Type B)

Le parent répond de façon constante et appropriée aux signaux de l’enfant surtout de détresse. Il est disponible, cohérent, aimant. Le bébé apprend qu’en exprimant ses besoins, on va s’occuper de lui. Il réalise qu’il mérite de l’affection.

Attachement insécurisant de type anxieux/évitant (Type A)

Les demandes de l’enfant sont accueillies par de l’agressivité, du rejet ou de l’indifférence. Le bébé apprend qu’en montrant de la détresse, il n’y a que des conséquences négatives. Il conclut qu’il ne mérite ni amour ni affection.

Attachement insécurisant de type anxieux/ambivalent (Type C)

Les réactions parentales sont imprévisibles. Un même comportement de l’enfant peut être accueilli avec de l’enthousiasme une fois de la colère une autre fois. Comme le parent est impossible à décoder, le bébé n’arrive pas à déterminer ce qu’il doit faire pour lui faire plaisir. Il conclut qu’il ne mérite ni amour, ni affection.

Attachement insécurisant désorganisé (Type D)

Le parent est désorganisé et peut maltraiter l’enfant. L’enfant ne sait pas quoi faire, puisqu’il ne se sent pas en sécurité, ni lorsqu’il n’est loin du parent, ni lorsqu’il ne s’en approche. Il en résulte une image de soi non estimable.

Quelques pathologies associées au trouble de l’attachement

Troubles du comportement-violence-agressivité

- Accès de colère

L’enfant qui souffre de troubles de l’attachement présente souvent des accès de colère fréquents et persistants, semblant parfois dépasser ses possibilités de contrôle, en particulier quand il est frustré, quand on lui refuse quelque chose ou quand il ne peut pas satisfaire ses impulsions pour diverses raisons. Le facteur déclenchant de ces accès de colère est sans proportion avec l’intensité de la colère, et souvent l’enfant semble avoir oublié le motif de sa colère quand elle est retombée. Cette colère est le plus souvent réservée à la famille ou à la maman et disparaît parfois instantanément quand un étranger pénètre dans la pièce.

- Destruction

L’enfant qui souffre de troubles de l’attachement ne peut pas souvent jouer seul sans l’adulte, il a besoin de direction ou de supervision constante ou il demande des interactions constantes, et pourtant il est extrêmement indépendant dans ses jeux, il ne demande rien, il veut tout contrôler quand il joue, il n’accepte pas les ordres ou les suggestions des autres joueurs. Il a des jeux désorganisés ou répétitifs, fréquemment sur le thème de l’abandon, de la violence. Il est agressif vis-à-vis de ses jouets, il ne s’attache à aucun jouet et ne montre aucun sentiment de tristesse ou de regret quand un jouet est abîmé ou perdu par sa négligence.

- Cruauté envers les animaux, les jeunes enfants

La cruauté envers les animaux est un symptôme très sérieux, et un de ceux que les parents minimisent souvent, parce que personne ne veut penser que son enfant va tuer Lassie. Les adultes pensent que c’est par hasard que l’enfant a blessé l’animal. Pourtant, il y a bien une intention derrière ces gestes : c’est un moyen archaïque de faire sentir à l’autre sa propre souffrance à un stade où les mots n’ont pas encore cours. L’enfant qui souffre de troubles de l’attachement tente de

réduire son sentiment d’impuissance face à ce qui lui est arrivé en dominant les animaux. Ceci peut aller de taquinerie incessante et de tourments – tels que tirer la queue, arracher les poils – jusqu’à tuer, allumer un feu, etc. Ce qu’il y a de bien avec les animaux c’est qu’ils vous feront savoir qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez l’enfant. Si votre chien était gentil et amical, et qu’il ne l’est plus, vous allez vous demander ce qui se passe.

- Agressivité envers les adultes

L’enfant qui souffre de troubles de l’attachement est fréquemment agressif envers les adultes, en particulier envers ses parents. Le plus souvent, il évite la confrontation directe, mais dans certains cas même de jeunes enfants peuvent se montrer très agressifs. Cette agressivité se manifeste d’abord par des injures, des objets lancés vers le parent et ensuite par des coups. L’enfant n’a aucune confiance dans l’adulte qui veut lui imposer des limites et ressent l’éducation de ses parents comme abusive et intrusive. Quand il a épuisé ses moyens habituels de contrôle de la situation (évitement, résistance, manipulation) il va utiliser en dernier ressort son agressivité.

L’aveu de l’enfant

Ne soyez pas trompés par moi.

Ne soyez pas trompés par l’air que j’ai,

Je porte un masque.

Un masque que j’ai peur d’enlever.

Faire semblant est un art qui est ma seconde nature…

Ne vous y trompez pas.

Je vous donne l’impression que je suis en sécurité.

Que tout est ensoleillé et sans faux pli avec moi, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Que l’eau dort et que je suis en contrôle.

Que je n’ai besoin de personne.

Mais ne me croyez pas… s’il vous plaît.

Ma surface peut sembler lisse, mais ma surface est mon masque.

En dessous sourd le vrai moi dans la confusion, dans la crainte, dans la souffrance.

Mais je le cache; je veux que personne ne le sache.

Je panique à l’idée de mes faiblesses, de mes craintes et de ma souffrance exposées.

C’est pourquoi je crée avec frénésie un masque pour me cacher derrière lui.

J’ai besoin d’aide…d’aide qui est suivie de l’attention des gens qui se préoccupent assez pour m’aider.

C’est la seule chose qui peut me libérer. De moi-même; des murs de ma propre prison que j’ai bâtie moi-même.

Des barrières que j’ai si péniblement érigées.

Mais je ne vous dis pas cela. Je n’ose pas. J’ai peur.

J’ai peur que vous pensiez que je n’en vaux pas la peine et que vous riiez. Votre rire me blessera.

J’ai peur qu’au fond de moi je ne sois rien, que je ne sois rien de bon. Que vous le verrez et que vous me rejetterez.

Aussi je joue mon jeu, mon jeu désespéré; avec un masque d’assurance à l’extérieur.

Un enfant tremblant à l’intérieur.

Je déteste me cacher.

Je déteste le jeu superficiel que je joue, le drôle de jeu.

J’aimerais vraiment être sincère et spontanée… être moi.

Mais vous devez m’aider.

Vous devez me tendre la main même si c’est la dernière chose dont je semble vouloir ou avoir besoin.

Il n’y a que vous qui pouvez essuyer de mes yeux le vide et la peine que j’essaie de ne pas ressentir.

Il n’y a que vous qui pouvez m’aider.

Chaque fois que vous êtes gentil, doux et encourageant.

Chaque fois que vous essayez de me comprendre parce que vous vous préoccupez réellement de moi, les ailes commencent à pousser dans mon cœur.

De toutes petites ailes, de très faibles ailes. Mais des ailes.

Avec votre sensibilité et votre empathie, avec votre pouvoir de compréhension, vous pouvez m’insuffler la vie.

Je veux que vous sachiez cela.

Je veux que vous sachiez combien vous êtes important pour moi.

Combien vous pouvez être le créateur de la personne qui est en moi si vous le choisissez.

S’il vous plaît, choisissez-le.

Vous seul pouvez casser le mur derrière lequel je tremble. Vous seul pouvez enlever mon masque.

Vous seul pouvez me libérer de mon sombre monde de panique et d’incertitude, de ma prison solitaire.

Aussi ne passez pas sans me voir. S’il vous plaît, ne passez pas.

Ce ne sera pas facile pour vous.

Une longue conviction de manque de valeur et de colère construit des murs solides.

Plus vous vous approcherez de moi et plus je peux m’enfuir à l’aveuglette. C’est irrationnel. Parfois, je suis irrationnelle.

Je combats cette chose même que je pleure d’avoir.

Mais on me dit que l’amour, les soins et la tendresse sont plus forts que des murs solides; là se trouve mon espoir.

Mon seul espoir.

S’il vous plaît, essayer d’abattre ces murs avec des mains fermes enfermant une grande douceur.

L’enfant en moi a besoin de ressentir ce paradoxe.

Qui suis-je, vous demanderez-vous… Sûrement une personne que vous connaissez bien…

Auteur inconnu

 

 

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